Pas besoin de présenter Julien Berger aux fans du rugby belge et des Diables Noirs. Formé au Kituro avant de rallier le Stade Rochelais et d’entamer une belle et longue carrière en club en France, notre homme est une légende du rugby belge. Et à 36 ans, ’Juju’ continue d’écrire de belles pages de son histoire, de l’histoire des Diables Noirs.

Présent en équipe nationale belge depuis plus de 16 ans, Julien Berger se retrouve pour la première fois sans club cette saison. Mais pas question pour le moment de refermer le chapitre noir-jaune-rouge.

"Je continue par amour du jeu, beaucoup d’amour du jeu, et pour l’énorme amour pour ce maillot", nous a précisé Julien à l’issue de la victoire des Diables Noirs contre Hong Kong (27-17) à Molenbeek. "Avec la Belgique, je n’arrive pas à prendre la décision d’arrêter. Et vu que j’aime ça, je me lance encore des défis tant que physiquement ça tient".

Le 9 emblématique du XV de Belgique a pourtant pensé tiré sa révérence internationale par le passé. "Dans ma carrière, quand ça n’allait pas trop, j’ai déjà pensé à arrêter oui. Mais j’ai commencé le rugby à 4 ans, ça a été toute ma vie, ma profession et ma passion. C’est donc toujours un choix difficile à prendre. Et comme en plus je suis quelqu’un qui n’aime pas trop faire de choix, ne pas faire de choix c’est continuer", sourit Julien.

Tant qu’on fera appel à lui, Julien Berger répondra donc présent. "Je continue bien sûr à m’entraîner aussi de mon côté. Physiquement et rugbystiquement. Il y a un programme avec la préparation physique ici en Belgique et j’ai ma prépa physique à La Rochelle. Et deux fois par semaine je fais un peu de rugby avec des anciens du Stade Rochelais et d’autres clubs des alentours".

On peut donc s’attendre à retrouver Julien Berger lors du prochain Rugby Europe Championship. Et même en juin prochain avec les Wild Dogs lors des Jeux Européens qualificatifs pour les Jeux Olympiques. "Si on m’appelle, je continue aussi avec le 7. Je vais travailler physiquement pour être là en juin. Après, ce sera les choix des coachs".

(photo © Laurent Lefebvre)